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24 HEURES (Suisse) - 14&15 juillet 2007 ... ces quelques minutes de tendresse absolue pour le genre humain sont d'une rafraîchissante sobriété tout en ouvrant sur un monde de possibles et de sensualité...
DANSER - 04.2004 par Agnès Izrine ... Le cadeau bonus, c'est que la danse proposée sort des sentiers rebattus de la mode ou de l'air du temps ...
LA STRADA - 7/20.02.2005 ... Les aiguilles de l'horloge qui tournent sans fin, sans que personne n'ait d'emprise sur elles, jusqu'au crépuscule de la vie. Une oeuvre de maturité ...
ARTS COTE D'AZUR - 09/05/2008 ..."je ne croirais pas en un dieu qui ne sache pas danser" disait Nietzsche, Eric Oberdorff fait danser, lui, les hommes sur une planète chauffée à blanc par les paradoxes, les rêves et les déchirements. C’est à travers leurs corps, qu’il projette sa poétique du mouvement concentré sur l’énergie et l’émotion...
LA STRADA - 3/17.04.2006 ... Création forte et audacieuse qui ne peut laisser indifférent tant le spectateur est bousculé au plus profond de son être
"Le bonheur, quel qu'il soit, apporte air, lumière et liberté de mouvement."

Nietzsche

Magazine SCENE (Japon) - septembre 2008 par Masumi Kawakita
Compagnie Humaine / Eric Oberdorff
Chorégraphie Enola's Children
De nombreuses pièces japonisantes n'en ont qu'une lointaine saveur. Cette chorégraphie reproduit remarquablement l'âme du Japon. Selon le programme, le titre est tiré du surnom de l'avion "Enola Gay" qui largua la bombe atomique sur Hiroshima, et la pièce parle de la reconstruction d'un Japon détruit par la guerre.
Si le traitement de celle-ci n'apparaît pas de manière évidente, le chorégraphe a parfaitement compris et restitué l'essence spirituelle du Bushi-Dô ("voie du guerrier") chère aux samouraïs.
(13 juillet, Studio des Hivernales, Avignon)



MOUVEMENT - 23 juillet 2008 par Eve Beauvallet
Reprendre pied…
Sans doute une des singularités de ce festival, dans ce qu’il a d’anarchique, est-elle d’occasionner des échos inattendus entre des créations que rien ne semble a priori mettre en regard. Dans la mesure où l’ordre de visionnage des spectacles s’effectue souvent arbitrairement, il est parfois curieux qu’une cohérence s’esquisse.
Mes deux premiers spectacles avignonnais, (il conviendrait de parler d’expérience pour le premier) ne tolèrent pas qu’on les confronte. Rien dans l’esthétique, dans le dessein, dans la conception du plateau ou l’activation du spectateur ne justifierait quelque correspondance que ce soit. Toutefois, ce fut une coïncidence sympathique que d’aller voir un spectacle sur la reconstruction en étant encore empreinte de la fièvre persistante léguée la veille par le Purgatorio de Castellucci.
Dans le studio des Hivernales, Enola’s Children et Absence, les deux pièces courtes proposées par le chorégraphe Eric Oberdorff en provenance de la région PACA, ont pour un temps suspendu la chaleur et la frénésie ambiante. La plénitude, la sensibilité, le calme des corps de la bien nommée Cie Humaine entendaient peut-être panser quelques maux. Ou questionner la façon de trouver les antidotes.
Lorsque tout semble s’effondrer et ne laisser place qu’à la douleur, lorsqu’en semblant implacable, la détresse s’installe et meurtrit les peaux, d’où vient cet élan qui parfois nous relève ? Où va-t-on puiser cette énergie insoupçonnée qui réactive, redonne le mouvement ?
Eric Oberdorff travaille, avec ces deux pièces, une étape de la douleur qui est souvent laissée pour compte, avant laquelle bien des spectacles s’arrêtent souvent. Celle d’après la douleur, celle de la reconstruction, qu’elle soit intime – dans Absence – ou collective – dans Enola’s Children. Le moment de la cicatrice, cette étape magique où elle se referme et devient trace, et parfois, ornement.

Enola’s Children est le premier volet d’un diptyque nommé Post War Dreams, instantané de deux sociétés d’aujourd’hui dans lesquelles au-delà des chocs dévastateurs, les hommes ont trouvé quelque part la force de réapprendre à vivre ensemble. Enola’s Children, en souvenir du surnom que les pilotes d’avion donnèrent à la bombe qu’ils devaient larguer sur Hiroshima : Enola Gay. La tension de cette société, empreinte d’une féodalité ancestrale autant que d’aspirations ultramodernes, se formule dans les rainures et les palpitations du corps d’un seul danseur. Enola’s Children est formidablement porté par la puissance canalisée et la précision millimétrique des mouvements de Gildas Diquero. Sur le plateau nu du Studio des Hivernales, il déploie autour de lui un espace d’une ampleur palpable que vient habiter la création musicale d’Anthony Rouchier.

Absence pourrait en être le versant intime, même si la pièce est autonome. Ce deuxième instant de danse met sur scène un corps désorienté, décentré et sans accroche – là où celui d’Enola’s Children puisait fermement son énergie dans le sol – un corps fragilisé par quelque perte autant que par son exposition à la vue des spectateurs, un corps que le plus infime des souffles pourrait définitivement abattre, s’il n’y avait la venue, discrète et délicate, de l’Autre. Comme une soupape attentive qui toujours anticiperait les heurts et les tentatives de la personne vulnérable, Gildas Diquero vient tantôt détourner, récupérer ou réimpulser le mouvement d’Audrey Vallarino, sans que jamais celle-ci ne s’aperçoive de ce qui la sauve et peu à peu la transforme. Lui est tuteur. Ce principe de duo, où l’un n’a pas conscience de l’autre, a, dans l’art chorégraphique, souvent produit des instants de pure beauté. L’organicité voluptueuse d’Absence en fait l’un d’eux. Cette spirale de chute et de redressement à laquelle on assiste, loin d’être infernale, offre un moment des plus oxygénant.



LES TROIS COUPS - 27 juillet 2008 par Anne Losq
Danse céleste
Au beau milieu du millier de pièces de théâtre jouées en ce moment-même à Avignon, il y a de la danse. Éric Oberdorff nous offre deux morceaux choisis – « Enola’s Children » et « Absence » – qui montrent la diversité de son langage chorégraphique et qui nous emmènent dans des sphères émotionnelles variées et profondes. Le Studio des Hivernales, tout petit lieu pour grands danseurs.
En prenant pour thème la reconstruction du Japon après l’explosion des bombes nucléaires, Oberdorff semble vouloir, avec le solo Enola’s Children, explorer l’état de l’homme après un traumatisme. Il étudie aussi la manière qu’a l’homme de se renouveler, et de se rebâtir.
Le danseur Gildas Diquero, d’abord allongé et roulant sur lui-même, presque nu et très vulnérable, se réapproprie peu à peu l’espace. Tel un phénix, il renaît de ses cendres. Il revêt un nouvel habit, à la fois traditionnel et contemporain. Ses mouvements, issus des arts martiaux et de la danse, mêlent précision rituelle et fluidité du geste. La musique électro, composée par APPART pour ce solo, fait résonner l’hypermodernité du Japon actuel, tout en utilisant aussi des instruments à corde traditionnels. Cette musique dialogue de façon surprenante avec les gestes intemporels du danseur.
Autres ambiances, et autres sensibilités avec Absence. Une danseuse, d’abord seule, allie fragilité et tension au travers d’une chorégraphie qui creuse le sentiment de vulnérabilité. Elle danse sur un morceau d’Arvo Pärt, De profundis, une musique pour orgue et chœur d’hommes. Cette silhouette gracile vêtue de blanc déambule dans une atmosphère musicale solennelle. Audrey Vallarino cherche sa place dans un entre-deux, entre terrestre et aérien, à la fois en dansant sur le sol et en s’élançant parfois en arabesques.
Elle est ensuite rejointe par Gildas Diquero dans un duo majestueux. La musique, toujours d’Arvo Pärt, mais dans un registre complètement différent, oscille entre piano et cordes. Ce Spiegel im spiegel, souvent entendu, est sublimé par la chorégraphie qu’il accompagne ici. Il y a tant de poésie, de fragilité dévoilée dans ces portés qui se transforment au creux des corps. Le danseur soutient la danseuse, qui, a son tour, utilise son équilibre pour ébaucher une nouvelle forme. Il y a toujours cette tension entre contact rassurant et instabilité dans la solitude.
La force des notes évanescentes du duo piano-cordes dialogue avec le duo de danseurs. Les lumières, intenses mais non intrusives, soulignent les lignes des corps, les mouvements infimes des muscles. Et vers la fin de ce moment magique, un porté si près du public que les ondes de la danse fondent sur nous. Le mouvement est déployé dans toute sa créativité et sa rigueur, libérant une émotion que je ne suis pas prête d’oublier.



ELLE CÔTE D'AZUR - 09 juin 2008
Danse: sur les pas du Samuraï
Eric Oberdorff, ancien danseur du ballet de Monte-Carlo, mène, à la tête de la Compagnie Humaine, une démarche originale. Sa danse contemporaine reflète une curiosité littéraire et des interrogations sur les tragédies qui frappent le monde. Son solo "Enola's Children", dansé par Gildas Diquero, dresse de façon stylisée le portrait d'un samouraï des temps modernes face à un nouvel Hiroshima. La gestuelle précise, soutenue par une création audiovisuelle, dessine au final un message d'espoir.



ARTS COTE D'AZUR – 09-15 mai 2008 par Olivier Marro
La Compagnie humaine, anatomie d’un rêve
Eric Oberdorff
x   chorégraphe de l’émotion
x   En 2002, il fonde la Compagnie Humaine
x   N’a de cesse de rester ouvert à ses contemporains
"Je ne croirais pas en un dieu qui ne sache pas danser" disait Nietzsche, Eric Oberdorff fait danser, lui, les hommes sur une planète chauffée à blanc par les paradoxes, les rêves et les déchirements. C’est à travers leurs corps, qu’il projette sa poétique du mouvement concentré sur l’énergie et l’émotion.
Après ses études de danse au CNR de Nice (1er prix en 1984), au Centre de Danse International de Cannes Rosella Hightower, puis à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, Eric intègre successivement les Ballets de Salzbourg, Monte-Carlo, Zürich puis revient en principauté sous l’ère de Jean-Christophe Maillot. Seize année durant lesquelles il évolue en tant que danseur avec des chorégraphes aussi réputés que Kylian, Maillot, Balanchine, Forsythe, Armitage, Roland Petit, Fokine, Massine, Lacotte, Lifar, Tudor, Bienert, etc… Au terme de cette sarabande initiatique vertigineuse Eric décide de voler de ses propres ailes. C’est l’automne 2002.
Mouvement perpétuel
Lorsque Eric Oberdorff revient danser sur le rocher princier, Jean-Christophe Maillot qui a pris la direction des Ballets est bien décidé à dépoussiérer la vénérable institution monégasque encore sous son influence historique russe. Eric restera dix ans dans ce grand bain, s’imprégnant de l’exigence et du professionnalisme du maître. Une expérience inoubliable : « Aujourd’hui encore je me nourris presque inconsciemment de ces années ». Une compétition à Hanovre réservée aux jeunes chorégraphes le consacre en 2001 premier face à 120 candidats tandis que le magazine « Ballettanz » le classe parmi les révélations de l’année. Le métier rentre. En 2002, la chrysalide éclôt. La Compagnie Humaine voit le jour et après son baptême du feu enchaîne créations sur créations. Une dizaine à ce jour à l’actif d’Eric et de sa troupe de 5 intermittents (Territoire Zéro, Les murs, Sometimes, 4.48 Psychose, le dytique Post War Dreams), mais aussi quelques chorégraphies signées en free- lance pour le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon, la Tanzcompagnie Giessen/Allemagne (février 2004), le Cannes Jeune Ballet (2004/2005) et le Ballet Mainz/Allemagne (novembre 2005).
Et si le travail de la Compagnie Humaine (soutenue par les ville de Cannes et de Nice) séduit et attire les foules, la troupe est toujours sans domicile fixe, vaquant de résidences en ateliers, du Centre Rosella Hightower au CRR de Nice via le Théâtre de la Licorne où elle vient de présenter pour Made in Cannes « Libre ». Une ode au plaisir du corps détaché in fine de ses chaînes. Prochaine étape : Grenoble, une résidence de 15 jours. On the road again ? « Les choses devraient évoluer bientôt, nous avons réellement besoin de nous poser ».
De l’après-guerre à l’American way of life
« Toutes les nuances de gris sont autant de tactiques de survie » chantait en 1980 le groupe rennais Marquis de Sade. Pour Eric Oberdorff, la palette des gris c’est tous les possibles du corps humain « un puissant capteur d’énergie ». Guère étonnant que son apprentissage des arts martiaux le conduise à réfléchir et à puiser tel un sculpteur dans cette matrice  faite de chair et de sang, de rêves et de doutes et qui tel un buvard absorbe tous les conflits internes ou externes.
Ainsi le chorégraphe qui aime à s’attarder sur le rapport à l’autre, la place de l’individu dans le groupe, compose-t- il ses dramaturgies sur fond de traumatismes sociaux ou psychologiques… Le diptyque « Post War Dreams » pose ainsi la question : comment se reconstruire après une guerre, retrouver le goût de rêver quand tous les repères ont disparu ? En introduction, un solo sur le Japon : Enola’s Children. En deuxième partie, Sarajevo’s Diary qui développe avec 5 danseurs, le carnet de voyage d’une narratrice à Sarajevo, ses rencontres avec les victimes. Ont-elles réussi à oublier le passé pour se projeter dans l’avenir ? Après avoir exploré le temps dans « Sometimes » et la mémoire de l’émotion comme une sorte de persistance rétinienne «  Les images comme les mouvements se nourrissent l’un de l’autre », l’auteur s’attaque aujourd’hui au paradoxe du Nouveau monde. Avec « Un autre rêve américain » Eric plonge dans ce melting-pot né de plusieurs vagues migratoires. Comment des ethnies aussi disparates ont-elles réussi à cohabiter et à accoucher de la première puissance  de la planète ? « Cette commande du Pavillon Noir d’Aix-en-Provence pour une demi heure de spectacle devrait être exploitable en 60 minutes » explique l’auteur qui a convoqué pour l’occasion des textes de Jim Morisson, Kerouac, John Fante ou Richard Brautigan sur des musiques jouées en live de Tom Waits, Patti Smith, ou John Cage. Sur fond de contre culture, Eric y aborde le problème des « laissés pour compte » du rêve américain : « Même s’ils sont au bord de la route et regardent passer le Greyhound, eux aussi ont participé à la fondation du mythe et leurs rapports à la joie ou à la douleur sont plus exacerbés que quiconque » !
Ce n’est pas la première fois que le travail de ce chorégraphe qui avoue se nourrir de littérature, cinéma, musique, photo ou architecture, s’articule autour d’autres artistes (vidéaste, compositeur, plasticien) : « à l’image de Ernest Pignon Ernest et Maillot, cette complicité doit servir la pièce sinon on sacrifie à la mode ou à la non-danse, une tendance qui privilégie le conceptuel sur l’émotionel et ferme l’accès du spectacle au plus grand nombre ». Un autre paramètre qui fait partie de son défi. Car en dépit de son travail reconnu par ses pairs – en mai 2007, Eric a été nominé pour le Kurt Joos Preis – sa bien nommée Compagnie Humaine, qui se produira en Juillet en Avignon, reste toujours grande ouverte à ses contemporains. Un juste retour des choses car c’est d’eux, de vous, de nous, qu’elle puise toute son intensité poétique.




NICE-MATIN - 24 janvier 2008 par Aurore Busser
Sous le charme d'Eric Oberdorff
Made in Cannes attire de plus en plus de monde à La Licorne. Pour une création, le bouche-à oreille se répand comme une trainée de poudre. On attendait beaucoup de Libre, nouvelle pièce d'Eric Oberdorff, issu de l'ESDC Rosella Hightower, pour sa belle Compagnie Humaine.
De nombreux professionnels, décideurs de subventions régionales et autres, étaient venus d'Aix, Draguignan, Marseille et Avignon pour la circonstance. Ils ne furent pas déçus.
"Libre est sans doute ce qu'Eric Oberdorff a fait de plus beau à ce jour, estime rené Corbier, directeur des affaires culturelles. Il a beaucoup évolué et approfondi son vocabulaire chorégraphique. Cette pièce est fine comme de la dentelle, avec des musiques très raffinées. C'est intimiste, tendre, délicat et remarquablement dansé. Et si le chorégraphe niçois ne peut se détacher d'une certaine angoisse, celle-ci est exprimée avec pudeur."
En seconde partie, une autre face du talent éclectique du chorégraphe Sarajevo's Diary, un carnet de voyage au coeur de Sarajevo, sur une musique des Balkans, dont les journées sont lues par une comédienne. Cinq personnages en quête de souvenirs, autrefois amis, autrefois ennemis, y évoluent comme dans la capacité à espérer des hommes et des femmes qui ont souffert, aimé, ri et pleuré. Une oeuvre sensible et attachante, extrêmement tonique.



24 HEURES (Suisse) - 14&15 juillet 2007 par Corinne Jaquiéry
Humain trop humain
Du touchant et subtil duo Absence de la Cie Humaine à la frénésie mécanique d'Entrelacs, proposée par le Centre chorégraphique national de Caen, la danse était au coeur des relations entre les êtres jeudi soir.

En alliant épure et délicatesse du mouvement au minimalisme envoûtant de la musique du compositeur Arvo Pärt (Spiegel im Spiegel), la Cie Humaine a donné à voir un très beau moment de grâce humaniste. Chorégraphié par Eric Oberdorff, qui privilégie un genre de danse contact tout en légèreté, le duo Absence concrétise l'alliance improbable de la force et de la fragilité, multipliant les frôlements, les appuis et les portés entre la gracile Audrey Vallarino et Eric Oberdorff, danseur à l'imposante stature. Extraites de la pièce A Momentary Lapse of Being, ces quelques minutes de tendresse absolue pour le genre humain sont d'une rafraîchissante sobriété tout en ouvrant sur un monde de possibles et de sensualité...


PERFORMARTS - n°5 printemps 2007 par Brigitte Chéry
Eric Oberdorff, chorégraphe inspiré
   Danseur pendant plus de seize ans aux Ballets de l'Opéra de Salzbourg et de Zürich ainsi qu'à ceux de Monte- Carlo, Eric Oberdorff, en parallèle, a signé la chorégraphie d'une dizaine de pièces présentées aux festivals de Cannes, de Biarritz, et aux Berner Tanz Tage.
   A l'automne 2002, il fonde la Compagnie Humaine, s'y consacre entièrement et crée: Territoire Zéro, Les murs, Sometimes, 4.48 Psychose, le diptyque Post War Dreams. Chorégraphe indépendant, il réalise des pièces pour: le jeune ballet du CNSMD de Lyon, la Tanzcompagnie Giessen-Allemagne (février 2004), Cannes Jeune Ballet (2004/2005) et Ballett Mainz-Allemagne (novembre 2005).
   Au Monaco Dance Forum où il interprète exceptionnellement un duo avec la danseuse argentine Mayra Morelli, il nous parle de sa passion de créer, de la direction de ses recherches chorégraphiques et de son goût pour les arts martiaux.
   Depuis son enfance, Eric Oberdorff a une passion pour la chorégraphie: envie d'exprimer et de développer des idées, de les mettre en forme et de faire partager certaines visions sur l'être humain.
   "... dans mes pièces, le fil conducteur est le rapport à l'autre, la place de l'individu dans le groupe, ce qui permet d'aborder beaucoup de thèmes: le temps, ou comme dans Sometimes (pièce dont nous avons pu apprécier la force, la violence et la perfection du style en 2003 NDLR), la mémoire de l'émotion et l'émotion de la mémoire..." Sa dernière création Post War Dreams, (Rêves d'après guerre), pose la question: comment se reconstruire après une guerre? Comment retrouver le goût de rêver quand tous les repères ont disparu? C'est un diptyque, avec en première partie Enola's Children, un solo sur le Japon. La deuxième pièce, avec 5 danseurs, Sarajevo's Diary est le carnet de voyage d'une narratrice à Sarajevo, ses rencontres, les réactions des individus qui ont réussi ou non à oublier le passé pour se projeter dans l'avenir et de ceux qui ont trop souffert. Un spectacle qu'il faut absolument voir, avec un texte d'Eric Oberdorff dans lequel les sentiments sont effleurés, jamais pesants.
   Toutes ces références humaines resteraient théoriques si le public ne suivait pas. les spectateurs ont pu le vérifier avec Absence, un extrait de treize minutes de A momentary lapse of being, une commande de l'Allemagne pour le Ballet de Mainz, présenté au Monaco Dance Forum. Un duo sur le moment très particulier de fragilité que l'on éprouve lorsque l'on apprend une mauvaise nouvelle, une perte, une rupture ou lors d'un choc physique, d'une agression: "moment où on est fait de plomb, tellement lourd, incapable de bouger  et en même temps si fragile comme un papier de soie qui se déchirerait si on vous touchait". Ce fut une réelle rencontre, un moment intime où la lourdeur évoquée par les pas glissés, la rondeur et l'unité du mouvement, la légèreté et la fragilité, donnaient l'impression que ce duo ne s'adressait qu'à vous.
   La Compagnie Humaine distille une forme de danse contemporaine particulière, basée sur l'expérience des arts martiaux, sur le contact et la manipulation de l'autre. Une recherche d'épure du mouvementpour le rendre plus simple et plus facile: "...au fur et à mesure, le trait s'affine et cela devient de plus en plus ténu, intéressant, car on se retrouve sur le fil du rasoir". Le poids de l'autre, l'utilisation de l'espace et du sol , la façon de sentir l'énergie viennent du judo qu'Eric Oberdorff a pratiqué jusqu'à lâge adulte, du karaté et du Kung Fu qui mène au Thai chi, à cette notion d'énergie qui voyage dans le corps, se transmet au partenaire et aux spectateurs. Le chorégraphe conduit les danseurs vers une qualité de mouvement: "j'essaie de faire comprendre l'énergie du mouvement qui va créer la forme juste: la forme est juste quand l'énergie est juste".
   La prochaine création Libre (fin 2007 à Made in Cannes) sera nourrie de l'état d'esprit actuel du créateur, suffisamment libéré des pressions et des doutes pour écrire par plaisir sur le corps. La pièce représente la synthèse de trois ans de travail d'Eric Oberdorff avec la Compagnie et en Allemagne. C'est la quintessence de son écriture chorégraphique, d'un travail sobre de lumière et de mouvement avec le message sous jacent du rapport entre individus. Une abstraction, qui conduit à une sensation d'émotions.
   La Compagnie Humaine, bien nommée, veut être un lieu de rencontres, une plate-forme ouverte où se tissent des projets. Ses spectacles posent questions, transportent, font voyager, invitent à la poésie. Cette jeune compagnie, de cinq personnes, tous intermittents n'a pas de lieu propre pour ses répétitions. Elle multiplie les partenariats, les résidences, toujours à la recherche de salles propices au travail de la danse. Si elle a acquis la reconnaissance des professionnels et trouvé un public. Souhaitons que le travail accompli et ce savoir soient plus soutenus par les collectivités. On peut cependant regretter qu'en France le partenariat et le mécénat avec les entreprises soient aussi peu développés, surtout localement.



http://blogs.aol.fr/juanvalchris/Le06danse/ par Valérie Juan

Direction Nice, et son théâtre Lino Ventura pour découvrir la dernière création de la Compagnie Humaine.
   Eric Oberdorff nous propose cette fois un voyage qui nous conduit du Japon à l'Europe Centrale. Leur point commun ? Avoir connu les ravages de la guerre. Après ? Comment peut-on vivre après ? C'est la question posée par Post War Dreams, une création en deux parties.

   Le soleil se lève sur le Japon. De minuscules soleils défilent sur un paravent tandis que l'ombre d'un danseur apparaît... Non, ce n'est pas un danseur: c'est un samouraï. Dès l'aube, dans la calme d'un jardin japonais, il se livre à un rituel pour se préparer au combat. Mais cette fois, le guerrier ne pourra vaincre par le sabre. Dans une explosion apocalyptique, c'est tout un système de valeurs qui éclate. L'homme qui survit doit alors se chercher entre un monde qui n'est plus et un monde qui veut être. Au terme d'une longue quête, les enfants d'Enola trouveront la voie d'un apaisement à travers une renaissance. Enola's children est un solo interprété par Gildas Diquero sur une musique d'Anthony Rouchier. La vidéo qui constitue un apport important dans la création est de Leili Guéranfar.

   Deuxième volet du diptyque Post War Dreams: Sarajevo's Diary. Nouvelle approche pour le chorégraphe qui se fait auteur pour la circonstance. Conçu comme un journal intime tenu au jour le jour, c'est une véritable histoire qui nous est contée : celle d'un voyage à Sarajevo, dix ans après que les balles aient cessé de siffler. Texte profond et réaliste. Les réponses aux questions sont données par la danse car les gestes peuvent donner plus de sens que certains discours. Il suffit de regarder Mayra Morelli dans son solo incarnant une femme frappée par le malheur pour comprendre toute la détresse qui peut exister au plus profond d'un être humain. Mais dix ans se sont écoulés et la vie a repris son cours. Si la douleur est difficile à effacer pour les plus âgés, les jeunes apportent leur élan de vie et d'enthousiasme. C'est ainsi que tout au long de sa pièce, Eric Oberdorff alterne des chorégraphies graves avec des moments beaucoup plus légers, voir même folkloriques. A Sarajevo aussi, la voie de l'apaisement se trouve dans la renaissance à une nouvelle vie.




La Lettre du Business - n°38 novembre/décembre 2006 - hors série par Laurence Bottero
Compagnie Humaine: le feu sacré

   Donner vie à ses idées, à sa façon d'envisager la danse contemporaine... Après un parcours qui l'a mené de Nice à Zürich en passant par l'Opéra de Paris et pour finir les Ballets de Monte-Carlo, Eric Oberdorff crée sa compagnie. Et endosse avec bonheur le costume de chorégraphe.

   Un 1er prix de Conservatoire de Nice, l'école de danse de l'Opéra de Paris, un passage par Salzbourg, puis les Ballets de Monte-Carlo à leur époque encore classique, Zürich où il évolue avec un répertoire plus contemporain et enfin retour au bercail, aux Ballets de Monte-Carlo. Jean-Christophe Maillot vient d'arriver et révolutionne l'institution. Eric y reste dix ans. Mais en 2003, l'aventure de création de sa propre compagnie le titille. Il se lance, une première création... puis une autre. Déjà une compétition à Hanovre en 2001 réservée aux jeunes chorégraphes le consacre premier face à 120 candidats. "J'étais surpris car je voulais seulement m'évaluer par rapport à ce qui se faisait ailleurs." Une reconnaissance professionnelle qui porte, forcément. Pourtant, "il est difficile d'être chorégraphe free-lance en France, il faut forcément développer une structure. Créer ses pièces, fédérer des gens de qualité, faire en sorte que tout cela fonctionne..." Pas simple ! Cependant le parti pris d'Eric plaît, son travail s'articule autour d'autres artistes: vidéaste, compositeur, plasticienne... Important aussi, "l'implication dans le tissu socio-culturel" que la Compagnie Humaine effectue notamment à l'Ariane par le biais d'ateliers. Cependant, pour l'heure c'est une résidence qu'Eric aimerait trouver. "Les entreprises soutiennent les clubs sportifs, les associations, mais pas les compagnies artistiques. C'est une question de mentalité". A changer, assurément.



NICE-MATIN - 8 mai 2006 par Aurore Busser
Made in Cannes - Eric Oberdorff fait "danser" la "Psychose" de Sarah Kane

En choisissant de chorégraphier la pièce de Sarah Kane "4.48 Psychose", réflexion abyssale sur un certain mal du siècle", texte-culte pour les étudiants en philo, Eric Oberdorff n'a pas choisi la facilité! Son engagement mérite le respect.
Il a pour lui de ne pas essayer de plaire à tout pris mais de rechercher des voies nouvelles au mépris d'un élémentaire confort personnel. "Made in Cannes" lui a offert la salle de La licorne pour présenter cette nouvelle création née des derniers écrits de l'auteur: Sarah Kane s'est suicidée à Londres en 1999 en laissant cette cinquième pièce, passionnante exploration des raisons qui l'ont conduite à se détruire. Long monologue où la théâtralité prend davantage de place que la danse, en quelques mouvements d'une désespérance fluide. Le chorégraphe se sert du texte comme d'une partition rythmée par les obsessions, et l'interprétation de la jeune danseuse-comédienne, Johana Lemarchand, frôle la performance.
Un solo tourmenté, lent comme une prière dit par un personnage qui se croit responsable sinon coupable de toutes les souffrances de l'humanité qui chargent ses épaules.
Un spectacle sombre, qui interroge et impressionne. En lever de rideau, deux pièces d'Eric Oberdorff, duos de danse pure, grave et poétique, sur des musiques de Bach et d'Arvo Pärt, nous avaient préparés à cette exploration de l'obsession provoquée chez Sarah Kane par des commotions d'origine amoureuse, sociale et philosophique.




NICE MAG' n°114 juillet/août 2006
La Compagnie Humaine passe à l'est

Entre l'Espace Django Reinhardt et le Théâtre Lino Ventura, la Compagnie Humaine invite cet été les enfants de l'Ariane à découvrir l'univers de la danse contemporaine.
Après 17 années de carrière de danseur, dont une dizaine aux Ballets de Monte-Carlo, Eric Oberdorff a conservé le désir de défricher de nouveaux talents. Formé au Conservatoire de Nice, il fonde en 2002 la Compagnie Humaine afin de créer des spectacles uniques où l'expression corporelle se mêle aux arts plastiques, à la vidéo, la musique, le théâtre. Sa prochaine création est programmée au Théâtre Lino Ventura le 7 octobre prochain. A cette occasion la Compagnie Humaine qui avait investi l'Ariane l'an dernier, lors de séances de travail et, en février, pour revitaliser des stages de hip-hop, sera en résidence cet été à l'Espace Django Reinhardt. "Nous aimerions créer entre cet espace culturel et le Théâtre Lino Ventura une dynamique afin de sensibiliser la nouvelle génération à la danse contemporaine", commente Eric, qui, à cette fin, ouvrira en juillet les répétitions de Post War Dreams aux enfants du quartier via les associations et les animateurs de la Ville.
Démocratiser la danse
"Nous espérons mettre en place des ateliers et recevoir les élèves du Collège Maurice Jaubert à nos répétitions publiques au Théâtre Lino Ventura dès septembre", précise ce jeune créateur engagé par ses interventions en milieu scolaire et dans le cadre de Master class du Conservatoire de Nice. Gageons que la volonté d'Eric Oberdorff de démocratiser la danse trouve à l'Ariane un tremplin afin d'initier les jeunes niçois à cette forme d'expression artistique.



NICE MAGAZINE N°110 - 03.2006 par Franck Davit
La compagnie humaine

... Derrière le sourire bleu de ses yeux, Eric Oberdorff est un de ces combattants, dans le meilleur sens du terme. Après seize ans d'une carrière de danseur bien remplie, dont dix ans passés aux Ballets de Monte-Carlo, et ses jeunes années rythmées par l'enseignement du Conservatoire de Nice, il fonde en 2002 "la Compagnie Humaine". Trois filles, un garçon et lui en franc-tireur du jeu chorégraphique. à leur actif, des spectacles âpres, déchirés, rigoureux, tel "sometimes", présenté au théâtre de nice en 2004. S'y entrelacent des motifs à la croisée des arts, vidéo, cinéma, musique électro, théâtre, architecture... "Je cherche à éliminer le superflu dans les mouvements que je crée... comme une sorte de danse-contact où l'humain prime, avec la violence que cela comporte parfois...", confie Eric Oberdorff. Dans cette optique, son approche de la danse privilégie une certaine attitude. Citoyenne à plus d'un titre, en s'engageant notamment dans des actions en milieu scolaire, en intervenant au Conservatoire dans le cadre de master class ou en participant étroitement à la vie des quartiers et à leur effervescence culturelle, via l'Ariane et l'espace Django Reinhardt. La Compagnie Humaine y a d'ailleurs posé ses valises pour ses séances de travail, faute d'un vrai lieu à elle. Lui trouver un chez soi? Le voeu le plus cher d'Eric Oberdorff, pour que son quintette chorégraphique développe ce puissant climat d'intranquilité qui semble être sa marque. Effluves d'une implication dans le réel qui seront de nouveau à l'oeuvre lors des prochains spectacles de la Compagnie Humaine, notamment de côté de Cannes, fin avril, et à Nice, le 7 octobre, au théâtre Lino Ventura pour une création, "Post War Dreams" (rêves d'après-guerre), en forme de diptyque sur le Japon et Sarajevo année zéro, quand la vie recommence passée l'horreur. la danse comme une déflagration d'humanité: Eric Oberdorff en plein dans le mille !




LA STRADA - 3/17.04.2006 par Valérie Juan
Vertige

4.48 Psychose est une plongée vertigineuse dans les tourments de l'esprit humain.
Du cran? Eric Oberdorff n'en manque pas pour quitter le confort d'une création contemporaine à la ligne fluide et séduisante au profit d'un jeu chorégraphique autour de l'oeuvre de Sarah Kane. Création forte et audacieuse qui ne peut laisser indifférent tant le spectateur est bousculé au plus profond de son être. 4.48 Psychose est précédé de deux duos Où sont passées..? (part I) et Impression lumières fugitives qui apportent une vision globale de la capacité créatrice du chorégraphe...




http://blogs.aol.fr/juanvalchris/Le06danse/ 01.02.2006 par Valérie Juan
"Humain, trop humain"

Il existe une certitude face au travail d'Eric Oberdorff: alors que beaucoup le considèrent comme le chorégraphe émergent dans notre région, son travail ne fait pas preuve de frilosité. La preuve nous en a été donnée le 28 janvier, au Forum Jacques Prévert de Carros.
Une première partie nous est proposée pour commencer la soirée en douceur. "Où sont passées ...?" et "Impressions lumières fugitives" sont deux chorégraphies pour deux danseurs : un homme et une femme. Tout décor est inutile : la danse se suffit à elle-même dans des enchaînements d'une très grande force. Dans la mouvance d'un Russell Maliphant, il allie des portés athlétiques à une légèreté du geste qui donne toute son intensité aux mouvements. La danse est puissante, profondément ancrée dans le sol, mais son rythme incessant et fluide lui apporte une réelle élégance.
La seconde partie nous a permis de découvrir la première de "4.48 psychose".
Rupture totale avec ce qui était déjà connu. projection totale dans un autre univers.
C'est un pari audacieux pour le chorégraphe qui, loin de s'installer dans son savoir-faire chorégraphique, part à la recherche de nouveaux territoires, explore de nouvelles voies de création. Tout repose sur l'interprète qui, une heure durant, va entrer dans la peau du personnage de Sarah Kane. tourments, dérive, elle nous fait vivre son "chagrin pathologique", enfermée dans "sa prison de larmes". Théâtre dansé ou danse théâtrée? Le chorégraphe se fait metteur en scène. La danseuse se fait actrice. rencontre des arts qui toujours repoussent leurs propres limites.




LA STRADA - 7/20.02.2005 par Valérie Juan
Révélation
...Un homme seul dans la nuit est hanté par les fantômes de son passé. Ceux-ci émergent du voile de sa mémoire pour lui faire revivre l'intensité de son vécu, chargé de mélancolie, de tristesse... parfois aussi d'apaisement. Et puis, il y a le temps qui passe, inéxorablement: les aiguilles de l'horloge qui tournent sans fin, sans que personne n'ait d'emprise sur elles, jusqu'au crépuscule de la vie. une oeuvre de maturité...



NICE-MATIN - 05.02.2005 par André Peyrègne
Sometimes, un ballet décapant
… Eric Oberdorff pratique une danse de l’extrême. Les danseurs se désarticulent. Il y a quelque chose d’envoûtant dans leur concert de gestes déchirés…



DANSER - 04.2004 par Agnès Izrine
Jeunes pousses de printemps
... Le cadeau bonus, c'est que la danse proposée, même si elle a parfois la verdeur de jeunes pousses, sort des sentiers rebattus de la mode ou de l'air du temps. Ainsi d'Eric Oberdorff qui campe dans self service un homme en proie à sa voix intérieure, comme le danseur à son corps, comme l'humanité à ses fantômes...



LA STRADA - 03.2004 par Valérie Juan
La Cie Humaine...rencontre avec Eric oberdorff, chorégraphe et fondateur de compagnie humaine
... des années qu'il a passées aux côtés de Jean-Christophe Maillot aux Ballets de Monte-Carlo, Eric Oberdorff a conservé le goût d'un travail poussé à l'extrême, seul garant d'une représentation impeccable. Des tournées à travers le monde, il s'est imprégné de souvenirs, de cultures, de rencontres, de visions qui ont nourri son esprit afin d'en ressortir l'essentiel: le geste épuré...



BABAZOUK - 12.2003 par Leo Benitez
La jeune dimension humaine

...Sur une scène dépouillée de tout ornement, un couple réalise une performance complexe. Ca pourrait être le résumé de toute une vie: l'éveil de la personne, la découverte de son identité, la rencontre avec l'autre, les oscillations du rapport de couple. Les danseurs se cherchent, se découvrent, rentrent en contact, se repoussent, se séparent, se retrouvent à nouveau. La musique est douce, répétitive, les mouvements aussi. on se laisse aller, et on arrive très loin dans un territoire où, au-dessus de tout, règne le bien-être...



LA STRADA - 12.2003 par valérie juan
Eric Oberdorff: à la recherche de nouveaux territoires
...Il est indéniable qu'Eric Oberdorff a su trouver les lignes d'une écriture chorégraphique très personnelle. Sa danse est résolument contemporaine, privilégiant l'expressivité à la technicité. C'est un rôle très fort qu'il a offert à Mayra morelli qui tient pendant plus d'une heure le devant de la scène, entraînant dans sa course (contre ou avec le temps?) son compagnon à la scène Laurent Trincal. Souhaitons à Eric Oberdorff de nombreux rendez-vous avec un public aussi enthousiaste que celui du théâtre La Licorne...



NICE-MATIN - 17.11.2003 par Aurore Busser
Danse avec "Made in cannes"
... "Territoire zéro" est la traduction chorégraphique très maîtrisée, très aboutie, des déclarations d'intention du jeune patron chorégraphe de la cie, Eric Oberdorff... Il émane de ce "Territoire zéro", une poésie, une beauté qui donne une singulière notion de l'infini. Une réussite... Un ballet qui restera dans les mémoires, comme dans celle du public, passionné et enthousiaste composé de danseurs, chorégraphes, étoiles venues de tous les points de la région où l'on danse: Forum et Ballet de Monte-Carlo, ESDCRH de Cannes, Ballet de l'Opéra de Nice, Cie Bruno Jacquin, Compagnie "Castafiore" de Grasse etc., venus à la rencontre d'Eric Oberdorff. Une ambiance rare. quand on vous le disait...



COTE MAGAZINE - 11.2003 par Mireille Sartore
En bonne compagnie au théâtre de la Licorne
... Pour "Territoire Zéro", Eric Oberdorff s'est inspiré d'un texte de Maurice G. Dantec et a conçu un spectacle pour deux danseurs et vidéo. "La pièce parle de la confrontation entre l'image que nous donnons aux autres de nous- mêmes et de la réalité. Mais de quelle réalité au juste parlons-nous? De quoi est-elle faite? La pièce parle aussi du temps, de la conscience de ce temps, de la mémoire... De l'influence que l'on peut avoir sur nos propres actes." ... Une compagnie à suivre de très près...

in www.echo-online.de (Allemagne)   24/05/2007  
... Il y a aussi beaucoup de magie dans “Little voices in my head” d’Eric Oberdorff, mêlée avec de la danse, du surréalisme et de l’art de l’illusion. Les textes, les images et la musique d’Anthony Rouchier - quelquefois rythmes de battements de coeur, quelquefois vagues mélodiques - nous plongent dans le virtuel accélérant les images par le truchement d’une projection vidéo ...

Mainzener Rhein Zeitung (Allemagne) 11.2005

… Au centre de la scène, Yuko Kato et Nick Hobbs se livrent à un pas de deux en solitaires, qui compte actuellement sans aucun doute parmi les créations les plus tendres et les plus émouvantes du ballet contemporain. ...


Allgemeine Zeitung Mainz (Allemagne) 11.11.2005 & Wiesbadener Kurier (Allemagne) 11.11.2005

… avec « A Momentary Lapse Of Being », le jeune chorégraphe français Eric Oberdorff réussit un chef-d’œuvre… Le contraste entre la nature secouée de spasmes et celle, paisible, du couple, est particulièrement émouvant : de la poésie dansée. ...


Darmstadter Echo (Allemagne) 11.11.2005 

… dans une danse effrenée, oberdorff représente l’apocalypse et rend le familier étranger par une modification permanente des perspectives sur une scène dénudée et uniquement éclairée d’effets de lumière… l’art, comme oberdorff nous le montre dans sa pièce grandiose, incarne une force positive qui lutte contre ce naufrage. ...


El Mundo / El dia de Baleares (elmundo-eldia.com) (Espagne) 08.02.2003 

... sans oublier Eric Oberdorff qui à sa condition de danseur exquis allie celle de promesse émergente du milieu chorégraphique ...


Ballettanz Aktuell / le livre de l’année 2001 (Allemagne) 9.2001

... selon Klaus Witzeling (Hamburger Abendblatt), le "jeune chorégraphe émergent de l’année 2001" est Eric Oberdorff. ...


Ballettanz Aktuell (Allemagne) 8/9.2001

... Compétition de Hanovre…Le Premier Prix revint à Eric Oberdorff des Ballets de Monte-Carlo pour son subtilement spirituel, transposé avec délicatesse "Impression lumières fugitives" ...


Nice-Matin (France) 02.10.2000

… Eric Oberdorff a déjà un style à lui, une écriture sombre d’écorché vif. Il y a beaucoup de force dans son "Psaume" pour duo d’hommes ...


Nice-Matin (France) 20.6.2000

…Eric Oberdorff, des Ballets de Monte-Carlo, produisit un ballet pour deux hommes, "Psaume", qui est l’une des choses dansées les plus remarquables qu’on ait vu ces derniers temps à l’Opéra ... 


Neue Zürcher Zeitung (Suisse) 7.7.1997

… sont particulièrement remarquables les pièces du jeune français Eric Oberdorff, qui a chorégraphié des pas de deux et solos passionnels ...

revue de presse complète
revue de presse sur le travail chorégraphique d’Eric Oberdorff hors Cie Humaine
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éric oberdorff / chorégraphe
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NICE-MATIN - 24 janvier 2008 ... Libre, est sans doute ce qu'Eric Oberdorff a fait de plus beau à ce jour... C'est intimiste, tendre, délicat et remarquablement dansé ... 
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ART COTE D'AZUR
"La Compagnie Humaine /
Anatomie d'un rêve"
par O. Marro
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"reprendre pied"
par Eve Beauvallet